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"L'Hydre et le crocodile médiévaux"
Ignacio Malaxecheverría
Romance Notes, 21:3, 1981, 376-380
 

"Aristote, Elien, Plutarque ou Pline s'occupent déjà de bêtes ennemies du crocodile et du dragon; mais il est infructueux de former des conjectures sur leur identification, car le Physiologus distingue le niluus, semblable à un chien et à la mangouste authentique, de l'echinemon qui se couvre de vase pour se camoufler et bouche son nez de sa propre queue, s'enflant et tuant le dragon. Les différents bestiaires mêlent les deux conceptions et y ajoutent à l'occasion, se souvenant de l'hydre de Lerne, la pluralité et la régénération des têtes. Philippe de Thaün, Gervaise, Guillaume le Clerc et Pierre le Picard présentent donc une bête qui s'enveloppe de boue, la laisse sécher, puis s'introduit dans la gueule du saurien (ou en est engloutie) et lui déchire les entrailles. Ni ces textes ni le bestiaire de Cambrai n'affirment d'une façon sûre de quel animal il s'agit; c'était un chien dans la 'versio Y' du Physiologus, ce sera un serpent chez Guillaume le Clerc, une culovre chez Philippe de Thaun, un poisson pour Brunet Latin et encore un reptile selon Richart de Fornival. Il y a pourtant accord général quant à la Bene fiance: le crocodile est infernal, et le niluus symbolise le Christ qui descend aux enfers et détruit le diable pour nous délivrer. Louis Charbonneau-Lassay a souligné la signification christique de l'hydre du Nil et de la 'mangouste-ichneumon,' y voyant un symbole de pureté, comme cela se reflète dans le Parzival de Wolfram von Eschenbach. Le Physiologus vaudois voit cependant dans la 'pluricéphalie' de l'idria autant de péchés mortels qui renaissent." - author

Language: French


 
 
  
 
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